Haloween qui es-tu ?
Pour beaucoup d’entre nous, Halloween est cette fête venue tout droit des Etats-Unis, où les enfants vêtus de costumes et de masques macabres parcourent les rues des villes et des villages pour demander des friandises aux habitants.
Certains la trouve ridicule, superficielle et sans véritable sens, d’autres sourient, pensant que c’est un bon divertissement pour les enfants. Mais une infime partie des gens se sont posé la question de poser la question : Haloween, qui es-tu ?

La véritable source
Depuis la nuit des temps, les hommes ont vécu au rythme de la nature. Ces rythmes sont orchestrés par Celui à qui l’on doit la Vie : le "Soleil".
La grande horloge solaire est marquée par quatre points fondamentaux : le solstice d’Eté autour duquel nous avons les jours les plus longs vers le 21 juin, le solstice d’Hiver où les jours sont les plus courts vers le 21 décembre, l’équinoxe de Printemps où le jour commence à devenir plus long que la nuit vers le 21 mars et l’équinoxe d’Automne où la nuit l’emporte sur les jours vers le 21 septembre.
Ce sont les quatre grandes fêtes solaires et c’est à ces dates que le Lucky Horse organise ses principales animations de l’année.
Les anciens célébraient aussi les fêtes de la nature, celles-ci étaient fixées 40 jours après les solstices et les équinoxes.
Chez les Celtes, il y a environ 3000ans, la première grande fête de l’année avait lieu le 1ier mai. C’était la fête de Bétaime où l’on célébrait le retour de la vie dans la nature. C’était pour eux une grande réjouissance de voir la terre se couvrir de fleurs, les arbres se revêtir de feuilles et de fleurs, les prairies reverdir, les graines éclore. Ils savaient, ils avaient conscience que la force de la terre associée au soleil leur permettait de survivre. Ils remerciaient alors la nature pour son abondance et sa générosité.
Le 1ier août, c’était Lugnasad, la fête du dieu "Lug", la lumière. Elle célébrait la vie qui atteint son sommet lorsque les fruits, les céréales arrivent à maturité et en abondance.
Au 1ier Novembre, ils célébraient Samain la fête de l’arrivée de l’Hiver, lorsque les feuilles sont tombées des arbres, quand le froid revient, quand la nature se retire au sein de la terre, comme le scorpion se retire sous les cailloux. Par des banquets grandioses, les celtes remerciaient l’abondance des récoltes offertes au long des 6 mois écoulés, ils remerciaient les ancêtres et les guerriers morts au combat au cours de l’année passée.
La fête de Samain culminait dans la nuit du 1ier au 2 novembre, "halloween". Cette nuit représentait l’Hiver au cours duquel la terre allait rentrer pour les trois mois à venir. L’obscurité des jours plus sombres, l’austérité du froid, de la végétation. Alors, ils célébraient la mort au lieu de la fuir, de la cacher, d’en avoir peur. Ils savaient que la mort allait donner la vie 6 mois plus tard au 1ier mai. Ils célébraient leurs défunts puisque ce sont eux qui leur ont donné la vie.
Pour eux c’était la fête de la joie car comme le soleil, la vie meurt et renaît perpétuellement. Donc tout être à l’image de l’astre du jour revient dans un autre corps et revit. La vie et la mort sont le pile et la face d’un même pièce de monnaie. Les Celtes savaient regarder l’éternité de la pièce de monnaie et non la temporalité d’une face.
Tel est le véritables sens d’halloween, la mort est la porte qui ouvre vers une nouvelle vie.
Le 1ier février c’était l’Imbolg, la fête de la déesse mère, celle qui enfante à nouveau la vie pour un nouveau cycle, un nouveau voyage, toujours plus haut, toujours plus loin, comme l’évolution de la terre et de ses enfants.
